Ali Haroun, portrait d’un administrateur chevronné au long parcours d’État
Administrer une capitale comme N’Djamena exige de l’expérience, de l’autorité et une parfaite maîtrise des rouages de l’État. Ali Haroun, ancien maire de la ville, incarne ce profil rare d’administrateur chevronné, dont le parcours s’inscrit durablement dans l’histoire de l’administration publique tchadienne.
Un homme d’expérience, forgé par l’administration
Ali Haroun est l’un des rares responsables à avoir dirigé la mairie de N’Djamena à quatre reprises, un fait qui témoigne à la fois de sa longévité politique et de la confiance institutionnelle placée en lui à différents moments clés de la vie municipale. Cette récurrence à la tête de la capitale illustre son ancrage profond dans la gestion des affaires locales et sa connaissance intime des réalités urbaines.
Son parcours ne se limite cependant pas à la sphère municipale. Il a également exercé les fonctions de Gouverneur de la province du Hadjar Lamis, un poste stratégique dans l’architecture administrative du pays, où il a représenté l’autorité de l’État et coordonné l’action gouvernementale au niveau territorial.
Dix-sept ans au sommet de l’État
Figure discrète mais influente, Ali Haroun a aussi servi l’État au plus haut niveau en qualité de conseiller spécial du feu Maréchal Idriss Déby Itno pendant dix-sept (17) ans. Cette longue période de proximité avec l’ancien Chef de l’État traduit une relation de confiance durable et une implication constante dans les grandes orientations de la gouvernance nationale.
À ce poste, il a contribué à l’analyse de dossiers stratégiques, à la gestion des équilibres institutionnels et à l’accompagnement des décisions majeures de l’exécutif, loin des projecteurs médiatiques mais au cœur du pouvoir.
Une gouvernance marquée par l’ordre et la rigueur
À la mairie de N’Djamena, Ali Haroun a privilégié une gouvernance axée sur l’ordre urbain, la discipline administrative et la restauration de l’autorité municipale. Les opérations de dégagement des voies publiques, la lutte contre l’occupation anarchique et les actions d’assainissement ont constitué des axes forts de ses mandats.
Administrateur méthodique, il a également engagé des réformes internes, notamment le recensement des agents municipaux et la rationalisation de la gestion des ressources humaines, dans un souci de transparence et de bonne gouvernance.
Autorité, responsabilité et cohésion sociale
Si son style a parfois été perçu comme ferme, il s’inscrivait dans une conception de l’administration fondée sur la responsabilité, le respect des règles et la primauté de l’intérêt général. Parallèlement, Ali Haroun a encouragé le dialogue citoyen et la cohésion sociale, appelant les habitants de la capitale à être acteurs du changement et du vivre-ensemble.
Un parcours d’homme d’État
Gouverneur, quatre fois maire de N’Djamena, conseiller spécial présidentiel pendant près de deux décennies, Ali Haroun demeure une figure emblématique de l’administration tchadienne. Son itinéraire reflète celui d’un homme d’État façonné par l’expérience, la loyauté institutionnelle et le sens du service public.
Un parcours qui illustre, à la fois, les exigences et les défis de la gouvernance au Tchad, du local au sommet de l’État.





























































































































































































































