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Après le soutien de la Cemac, les dirigeants de la CEEAC approuvent la candidature d’Abbas Mahamat Tolli pour la présidence de la BAD.

L’Afrique centrale a choisi Abbas Mahamat Tolli comme candidat pour l’élection du prochain président de la Banque Africaine de Développement (BAD) en 2025. Il bénéficiera du soutien des 11 pays membres de la CEEAC. Ce choix a été officialisé lors de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC à Sipopo, en Guinée Équatoriale, le 9 mars.

La candidature d’Abbas Mahamat Tolli a reçu un soutien fort de la part des dirigeants de la CEEAC, renforçant ainsi sa crédibilité. Son expérience en tant que gouverneur de la BEAC et ses réalisations antérieures, telles que la croissance du marché financier et la réforme des réglementations financières, font de lui un candidat solide pour la BAD.

Ce soutien de l’Afrique centrale rappelle l’échec précédent en 2015 du Tchadien Bedoumra Kordjé face au Nigérian Akinwumi Adesina, actuel président de la BAD. Abbas Mahamat Tolli devra désormais convaincre les autres pays africains et les actionnaires extérieurs de l’institution pour remporter l’élection.

Son parcours professionnel impressionnant, ses compétences en finances et sa gestion réussie de portefeuilles ministériels et bancaires le positionnent comme un candidat expérimenté et compétent pour ce poste de président de la Banque Africaine de Développement.

Agé de 51 ans, Abbas Mahamat Tolli, possède un impressionnant curriculum vitae. Il a occupé des postes clés au Tchad, notamment en tant que gestionnaire des portefeuilles ministériels des Finances et des Infrastructures et de l’Equipement, ainsi qu’en tant que directeur de cabinet du regretté président Idriss Deby Itno. À l’échelle régionale, il a dirigé des institutions financières telles que la Commission bancaire de l’Afrique centrale, la Banque de développement des États de l’Afrique centrale et la Banque des États de l’Afrique centrale.

Sous sa direction à la tête de la banque centrale, il a impulsé une croissance significative du marché des titres publics et a contribué à l’établissement d’un marché financier unifié en zone Cemac, notamment avec la création de la Bourse des valeurs régionale au Cameroun.

Ses succès en matière de réglementations financières et de gestion ont permis de renforcer les réserves de change. Ces réalisations constituent des arguments convaincants pour sa candidature à la présidence de la Banque Africaine de Développement, une institution qui n’a jamais été dirigée par un ressortissant de l’Afrique centrale depuis sa création en 1964.

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