Tribune| Embouteillages à N’Djamena : l’urgence d’agir sur l’axe de la rue de 40 mètres et le viaduc du Palais du 15 Janvier
Par Maaouiya Abderahim Birème
Chaque jour, les usagers de la route de 40 mètres, officiellement boulevard Ngarta Tombalbaye, et du viaduc du Palais du 15 Janvier vivent le même calvaire : des embouteillages récurrents, imprévisibles et parfois interminables, notamment aux heures de pointe. Cette situation, devenue quasi chronique, mérite aujourd’hui une attention urgente des autorités compétentes.
La rue de 40 mètres menant au viaduc du Palais du 15 Janvier, puis au rond-point communément appelé « Hamama », est désormais tristement célèbre pour ses bouchons dits « monstres ». Cet axe stratégique concentre plusieurs départements ministériels et services publics majeurs, générant quotidiennement un afflux massif de véhicules et d’usagers. Cette concentration excessive de la circulation, sans véritables voies alternatives fonctionnelles, engendre une saturation permanente de l’axe.
À cette réalité déjà préoccupante s’ajoute l’extension progressive de la ville de N’Djamena ainsi que l’implantation annoncée de nouvelles institutions d’envergure, notamment le ministère des Finances, le Sénat, le Palais de Justice et le ministère de la Fonction publique. Il est donc évident que, sans mesures anticipatives, la pression sur la rue de 40 mètres et sur le viaduc du Palais du 15 Janvier ne fera que s’aggraver.
Face à cette situation, il devient impératif de penser et de mettre en œuvre des solutions structurelles capables de fluidifier durablement la circulation sur cet axe névralgique. Des mesures concrètes et réalistes peuvent être envisagées.
La première consisterait à aménager un axe traversant à partir de l’avenue d’Istanbul, reliant l’avenue Djibrine Kherallah au parc d’Abéché, puis à prolonger cette liaison jusqu’à la mosquée Al-Shariqua. Un tel aménagement permettrait un délestage naturel et progressif des flux de circulation, réduisant ainsi la pression exercée sur la rue de 40 mètres et le viaduc.
La seconde mesure viserait la création d’un autre traversant sur la rue de 30 mètres, offrant un accès direct à l’avenue Ali Brahim, à proximité de la station 3SH. Cette alternative contribuerait à diversifier les sorties, à mieux répartir le trafic et à éviter la concentration excessive des véhicules sur un seul axe.
Enfin, à moyen et long terme, la construction de mini-échangeurs au niveau du traversant de l’avenue d’Istanbul et de celui de la rue de 30 mètres apparaît comme une solution durable. Ces infrastructures permettraient de structurer la circulation, d’anticiper la croissance urbaine et de répondre aux besoins futurs de mobilité.
La fluidité de la circulation n’est pas un luxe, mais une nécessité pour une capitale moderne. Il est temps que les embouteillages récurrents de la rue de 40 mètres et du viaduc du Palais du 15 Janvier cessent d’être une fatalité et deviennent un véritable chantier de solutions.
































































































































































































































