Ali Ahmat Aghabache : un bilan sécuritaire qui mérite d’être regardé avec objectivité
Dans un pays confronté à des défis sécuritaires permanents, il est souvent plus facile de relever les insuffisances que de reconnaître les avancées. Pourtant, l’objectivité impose de considérer les deux aspects. S’agissant du ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration, force est de constater que plusieurs actions menées ces derniers mois sous l’impulsion du général Ali Ahmat Aghabache ont produit des résultats visibles sur le terrain.
Depuis son arrivée à la tête du département, le ministre a placé la lutte contre le banditisme, la criminalité urbaine et le trafic illicite parmi les priorités de son action. À N’Djamena comme dans plusieurs provinces, les opérations de sécurisation se sont multipliées, donnant lieu à de nombreuses interpellations, à des saisies d’armes et au démantèlement de réseaux criminels.
Les chiffres présentés par le ministère témoignent de l’ampleur de ces efforts. Plus de 20 000 présumés délinquants ont été interpellés dans le cadre des différentes opérations menées par les forces de sécurité. Plusieurs réseaux impliqués dans des actes de banditisme ont été démantelés et des quantités importantes d’armes, de munitions et de produits prohibés ont été saisies lors des interventions effectuées dans différentes régions du pays.
L’action du ministre ne s’est pas limitée aux opérations de terrain. Soucieux de renforcer durablement le dispositif sécuritaire, Ali Ahmat Aghabache a engagé une réorganisation des effectifs afin de privilégier les missions opérationnelles. La création de nouveaux commissariats et le renforcement du maillage sécuritaire dans certains secteurs de la capitale figurent également parmi les mesures entreprises pour rapprocher les services de police des citoyens.
Dans le même temps, le ministère a poursuivi la modernisation de ses outils de travail à travers le développement du système de vidéosurveillance et le renforcement des capacités d’intervention des forces de sécurité. Une approche qui vise à mieux prévenir les actes criminels tout en améliorant la rapidité des interventions.
Sur le terrain, de nombreux citoyens reconnaissent aujourd’hui une présence plus visible des forces de l’ordre dans plusieurs quartiers de N’Djamena. Les patrouilles, les contrôles ciblés et les opérations de sécurisation menées lors des grands rassemblements ou des fêtes religieuses participent à renforcer le sentiment de sécurité au sein de la population.
Certes, les défis demeurent importants. L’insécurité n’a pas totalement disparu et les attentes des citoyens restent légitimement élevées. Les autorités elles-mêmes reconnaissent que le combat contre la criminalité est un travail de longue haleine qui exige des efforts constants.
Mais au-delà des critiques, parfois nécessaires, les résultats obtenus méritent d’être soulignés. Sans prétendre que tout est parfait, le bilan des derniers mois montre qu’une dynamique est engagée. Dans un secteur aussi sensible que la sécurité publique, chaque progrès compte et chaque avancée contribue à renforcer la confiance entre l’État et les citoyens.
Le général Ali Ahmat Aghabache est aujourd’hui jugé sur ses résultats. Ceux-ci restent perfectibles, mais ils traduisent une volonté d’action et une présence constante sur les questions sécuritaires. Une réalité que même les observateurs les plus exigeants ont du mal à ignorer.











































































































































































































































